N o t r e b o c a g e
Notre bocage
Le bocage est le paysage caractéristique du terroir charollais, l’élément visible de l’apprivoisement par les Hommes des atouts et contraintes du milieu pour en extraire le meilleur.
L’ensemble bocager influence la qualité des sols car il devient humus, et entretient des conditions chimiques et physiques (abri contre le soleil, absorption d’eau et d’éléments chimiques…) des sols. Ainsi, les racines des graminéspairiales améliorent l’état de structure du sol et donc sa fertilité (fragmentation des sols massifs). La prairie protège également les sols contre les pluies, augmente leur perméabilité et évite l’érosion par ruissellement. Cette dernière action est largement renforcée par la présence des haies.

L’association des « bouchures » – les haies – aux prés est un bienfait énorme pour les animaux et tout l’écosystème de la région. En effet, cette combinaison régularise le régime des eaux en limitant les crues, la sécheresse et l’érosion (de nombreux sols y sont sensibles dans la zone).
A elles seules, les haies améliorent la fertilité du sol, la pousse de l’herbe et le bien-être des animaux :
- Elles conservent l’humidité atmosphérique favorisant l’activité microbienne et l’entretien du tapis herbeux. Grâce à leurs nombreuses racines, elles favorisent l’infiltration d’eau qui alimente les nappes phréatiques
- Elles atténuent à leur proximité les écarts de températures par leur effet brise-vent, limitent l’évapotranspiration et donc l’assèchement du tapis herbeux.
- Les haies favorisent le bien–être du bétail en leur servant d’abri. On constate en effet la présence des animaux à proximité des haies le matin tôt, lorsque les températures sont encore fraîches. L’effet d’abri se manifeste par un effet brise vent, une restitution nocturne par infrarouges des rayonnements solaires absorbés la journée, sur une distance au sol de 4 fois la hauteur de la haie, et une réflexion des infrarouges émis par le sol, l’atmosphère et les haies elles-mêmes. La chaleur ainsi piégée se diffuse la nuit, augmentant la chaleur en bordure des haies de plus de 2°C. Cet effet est particulièrement important dans le « cœur de zone », où les gelées pourraient, sans les haies, empêcher les bêtes de rester au pré après septembre, et nuire à leur mise à l’herbe précoce. Autre constat de l’effet brise vent, il évite la dissémination des maladies fongiques.
- Enfin, les haies sont source d’alimentation diversifiée, les animaux peuvent donc profiter de leurs intérêts nutritionnels (le frêne, par exemple, est très appétent pour les bovins et est plus nutritif que la luzerne ; il était utilisé comme appoint de fourrage, donné aux bêtes en cas de pénurie.), avec plus de 15 espèces différentes (3 strates : arborescent, arbustive et herbacée, on trouve dans nos régions : Arum, Stellaire, Lamier jaune, Aubépine, Eglantier, Prunellier, Ronce, Noisetier, Cornouiller sanguin, Sureau Noir, Viorne, Houx, Genêt, Châtaigniers, Ormes, Chênes sessiles et Chênes pédonculés, Frêne, Charme, Erable, Noisetier,…).
- Les haies pourraient être également un moyen d’auto – médicalisation pour les animaux.
- Bien entendu, les épineux permettent aux haies leur fonction de bouchure !
Les prairies, associées aux haies, forment donc un système bocager aux nombreux avantages pour le sol, l’herbe et la biodiversité, véritable symbiose de la faune et de la flore sur cette aire géographique.
C’est un écrin de verdure dédié à nos animaux Charolais.
Le cahier des charges Bœuf de Charolles protège naturellement ce système